Myriam
Par Jean Marc Martel 
Octobre 2002

Chapitre 3

Steve vient de quitter la maison pour la semaine. Myriam, qui l’a reconduit à sa voiture, pose ses lèvres sur celle de son homme en lui souhaitant de la chance dans la rencontre de ses éventuels clients du milieu hospitalier. La voiture quitte l’allée et Myriam la regarde s’éloigner en balançant la main. Encore en robe de chambre, elle regagne la maison, non sans en profiter pour couper quelques fleurs qui serviront à embellir la salle à manger, le salon et sa chambre.

Plusieurs fois, au cours de la journée, elle regarde l’heure à sa montre. Et, chaque fois, elle est gagnée par une certaine nervosité. Le temps ne passe pas assez rapidement à son goût. Finalement, il est presque treize heures trente lorsqu’elle entreprend sa marche vers le petit sentier qui la conduit vers le ruisseau, maintenant devenu non seulement un lieu de détente, mais aussi un lieu d’espoir secret. Vêtu d’un short jeans, d’une blouse légère dont elle a ouvert le col plus que d’habitude, sa marche devient de plus en plus rapide, incapable de se retenir. Lorsqu’elle approche de l’endroit de son fantasme. Elle regarde discrètement de l’autre côté du ruisseau, à la recherche de son étrangère. Personne n’est là. Elle est bel et bien seule. Déçue, elle s’assoit à même le sol et s’appui contre son arbre, alors que ses yeux observent avec insistance de l’autre côté, là où elle avait disparu.

Le temps passe et personne ne vient. Myriam se lève et prend le chemin du retour, ballottant les bras comme une petite fille en mal de déception. Mais, avant de quitter le coin du petit ruisseau, elle jette une dernière fois un regard souhaitant être surprise. Ce n’est pas le cas, elle est encore seule avec son secret.

Les jours se suivent et Myriam refait jour après jour le chemin vers son lieu de rencontre. Et, le jeudi, alors que le soleil tape fortement de sa chaleur, elle reprend place près du ruisseau et ne peut résister à s’y tremper les pieds. Elle est devenue accroc de cet endroit, malgré la déception des jours précédents.

Dans l’eau, presque mi-jambes, la jeune femme se laisse bercer par ses illusions fantasmatiques. Un bruit vient attirer son attention et elle ne peut empêcher ses yeux de regarder vers sa droite. Son cœur s’emballe aussitôt. Elle est là, agenouillée, le visage baissé vers l’eau fraîche. De ses mains, elle s’asperge tout doucement, savourant cet instant qui la soulage momentanément de la chaleur. Et, se croyant seule, elle retire sa blouse et, de ses mains, recueille de l’eau qu’elle déverse sur sa poitrine nue. Myriam est bouleversée, profondément troublée, totalement incapable de détacher ses yeux de ces seins qui l’attirent intensément. Elle en ressent des bouillonnements dans tout son corps, son sang s’active, son cœur bat à un rythme fou. Ses bras se serrent contre sa poitrine cherchant ainsi à maîtriser ses mains. Soudain…

La jeune femme tourne la tête et aperçoit celle qui l’observe avec insistance. Au loin, leurs yeux se croisent, alors qu’un fort courant électrifiant s’établit entre elles. L’étrangère lève la main et salue. Myriam est incapable de lui répondre, ne parvenant pas à bouger ses bras. Une chaleur intense l’envahie lorsque l’étrangère s’avance vers elle, poitrine nue. Myriam avale difficilement, sa bouche est sèche, alors que sa respiration s’accentue. La jeune femme longe le ruisseau dans une démarche langoureuse et s’approche à pas lents. Maintenant, Myriam distingue parfaitement bien ce visage qui l’avait tant troublée au restaurant. À chaque pas, elle regarde ces seins qui bougent sous le mouvement suivant le rythme du déhanchement. L’étrangère tient sa blouse de la main droite et laisse l’autre ballotter mollement près de son corps. Son short est très court et laisse voir une cuisse ferme et musclée chaque fois que le pied prend appui. Elle n’est plus qu’à quelques pieds de Myriam qui n’a pas oser bouger, figée sur place, contrainte par la peur de voir son fantasme si profond survenir dans cette réalité maintenant si près d’elle.

— Bonjour, laisse échapper l’étrangère avec un large sourire qui découvre des dents d’une blancheur éclatante.
— Bonjour, parvient à répondre Myriam, paralysée sur place.
— N’est-ce pas vous que j’ai vu la dernière fois à m’épier ?
— Je…ne…sais pas…
— Je suis certaine que c’est vous. Je vous ai reconnue à mon travail vendredi dernier. Vous aviez l’air très mal à l’aise.
— Je…ne…m’attendais pas…à vous voir là.
— Vous aviez l’air d’une petite fille que l’on venait de surprendre à faire quelque chose de mal, dit la jeune étrangère en souriant. Je me nomme Domila et…vous ?
    
Myriam ne parvient pas à répondre.

— Vous me donnez la main pour que je traverse le ruisseau ?
    
Domila tend le bras et comme un automatisme, Myriam lui prend la main. Leurs yeux se croisent finalement et les quelques secondes qui s’échappent crées un contact profond entre elles. Domila s’élance et frappe Myriam de plein fouet en atterrissant sur l’autre rive. Son corps mouillé est plaqué contre celui  de celle qui vient de l’aider. Leurs seins se touchent quelques instants et Domila se retire lentement en faisant un pas de recul, mais non sans laisser échapper un petit sourire. Elle sait dans quel état se retrouve cette nouvelle connaissance. Son visage est rouge feu, sa bouche entrouverte ne laisse échapper aucun son. Domila n’a plus de doute, cette femme la désire.

— Quel est votre nom, demande Domila ?
— …
— Alors, vous n’avez pas de nom ?
— Euuuuuh…Myriam. Pardon, mais je…
— Je comprends. Vous ne vous attendiez pas à ce que je vienne déranger votre solitude, lance Domila en souriant.
— Non, ce n’est pas ça…échappe Myriam.
— Allez, reprenez-vous. Je ne suis pas dangereuse, dit Domila en riant.
— Non, je sais…se reprends Myriam dans un éclat de rire. Je suis désolée, mais vous m’avez prise par surprise et je… je suis un peu timide.
— Votre timidité vous rend encore plus jolie, dit Domila, en promenant son regard sur le corps de sa nouvelle amie.
— Merci…Mais…
— Je vous taquine Myriam. Oh ! Je comprends, mes seins nus vous indisposent peut-être ? Vous savez, je suis comme ça, j’aime bien les avoir nus lorsque je suis dans la nature, surtout  lorsque je me crois seule.
— Non, ce n’est pas ça, ricane Myriam maladroitement.
— Je peux remettre ma blouse si cela vous…
— Non, crie presque Myriam qui porte aussitôt la main à sa bouche, comme pour excuser son sans gêne en exprimant si fort sa désapprobation.

Domila ne peut s’empêcher de rire ce qui semble aider Myriam à reprendre ses sens. Elles rient maintenant toutes les deux.

— Si on prenait place sous ce magnifique érable, suggère Domila, en s’y réfugiant aussitôt, invitant ainsi sa compagne à la suivre.
— Très bonne idée, lance Myriam en essayant de démontrer qu’elle n’est plus embarrassée, tout en prenant place à une certaine distance de Domila.
— Vous venez souvent ici, demande aussitôt Domila ?
— Oui ! Presque à tous les jours. J’aime y faire un tour par beau temps.
— Ce n’est pourtant que la deuxième fois que je vous y vois. Quoique je ne viens plus très souvent chez ma grand-mère.
— Ah ! Votre grand-mère demeure ici ?
— Oui, tout près, juste au bout de ce sentier qui traverse le boisé, lance Domila en pointant du doigt la direction. Son terrain se borde à ce ruisseau et, quand j’étais enfant, j’y venais très souvent m’y baigner. Grand-mère est maintenant âgée et j’aime bien venir lui rendre visite.
— Ah bon ! murmure Myriam.
— Ca me permets aussi de revenir ici, me retremper un peu dans toute cette nature. Vous savez, je me croyais seule tout à l’heure, lance Domila, feignant vouloir justifier son geste d’avoir retirée sa blouse maintenant posée près d’elle.

Sans tenir compte des paroles de Domila, Myriam reprend…

— J’y venais aussi très souvent lorsque j’étais enfant et on ne s’est pourtant jamais croisées.
— Je suis désolé de vous avoir ainsi dérangé par mon sans gêne.
— C’est vrai que cela m’a un peu troublée. Je ne suis pas habituée à ce genre de démonstration, dit Myriam en souriant. D’autant plus que vous êtes la première personne que je vois ici dans ce petit coin de paradis. Vous savez, j’aime bien venir m’y détendre.
— Je suis désolée, mais l’heure avance et je dois quitter, dit Domila, en se levant, tout en prenant appui sur le genou de Myriam. Et, arquant le dos vers l’arrière, elle enfile sa blouse qu’elle boutonne rapidement, alors que le bouts de ses mamelons pointent puissamment sous le tissus.
    
Cela n’a pas échappé à Myriam qui se fait surprendre à y poser les yeux. Elle rougi à nouveau, intimidée d’avoir été si maladroitement surprise.

— Vous serez ici demain ? questionne Domila en souriant, comme pour lancer une invitation.
— Oui… Je pense…que oui, murmure presque Myriam, qui sent la chaleur envahir son visage, empreinte d’une gêne incontrôlable d’avoir été ainsi découverte.
— Alors je vous y retrouverai vers quatorze heures, lance Domila qui, cette fois, sans demander d’aide, dans une longue enjambée, saute d’un bond de l’autre côté du petit ruisseau.

Elle lève le bras et salue de la main celle qu’elle sait avoir mise dans une situation insoutenable. Et, c’est le sourire au lèvres qu’elle marche vers le petit sentier. Et, sans se retourner, elle gravit la petite pente et s’enfonce sous le boisé, disparaissant au regard de Myriam. Cette dernière reprend place au pied du gros arbre et s’y appuie doucement, pendant qu’un calme bienfaisant la gagne. Pendant ce temps, sa main droite, qui s’est glissée sous son gilet de coton bleu pâle, touche son sein. Du bout de ses doigts, elle le serre à ressentir la douleur. Toute menue, sa poitrine, d’une grande sensibilité, réagit rapidement au toucher. Elle ferme les yeux et s’abandonne à cette caresse intime. Des images de la poitrine de Domila parcourent son esprit comme un fantasme qui lui colle à la peau. Elle sert fortement les cuisses, gagnée par une envie folle de poursuive les caresses sur son corps. Mais, elle se reprend rapidement, tout en jetant un regard vers l’endroit où, quelques minutes plus tôt, avait disparu cette troublante jeune femme. Et, par peur de se faire surprendre sous les caresses, elle se lève d’un bond et s’approche du ruisseau où elle s’humecte le visage d’eau froide, afin de reprendre ses esprits. Elle se lève et marche vers sa résidence. En passant, son regard est attiré par le petit sentier que lui a désigné Domila. C’est la première fois qu’elle le remarque, elle ne peut s’empêcher de le regarder. Elle s’arrête et, poussée par la curiosité et elle traverse le ruisseau en sautillant d’une pierre à l’autre. Elle gravit les quelques mètres qui la sépare du boisé et s’y enfonce lentement, dirigée par cette incroyable envie de voir, de savoir. Après quelques minutes, elle atteint l’orée et aperçoit une maison, sans doute celle de la grand-mère de Domila. Pendant quelques instants, ses yeux cherchent la jeune femme, mais personne ne quitte la maison. Après une attente qui lui parut interminable, la porte avant s’ouvre et Domila sort, suivit d’une vieille dame. Appuyée contre un arbre qui la dissimule, Myriam observe les deux femmes se faire la bise et se saluer de la main. Domila monte dans une vieille voiture, d’un model dépassé. Elle met en route le moteur qui tourne avec difficulté. Une fume noire s’échappe de l’arrière lorsqu’elle accélère. La voiture avance lentement dans l’allée cabossée et, soudain, un bras sort par la vitre avant et fait des salutations. Myriam reste figée. Elle croit que Domila l’a aperçu et la salue. Elle tente de se dissimuler derrière l’arbre, mais il n’est pas suffisamment gros pour quelle s’y cache. Ses jambes tremblent et se ongles griffent l’écorce de l’arbre jusqu’à lui faire mal. L’automobile disparue, Myriam qui reprends ses sens, fait demi tour et refait à l’inverse le trajet qui l’a amené à se retrouver dans une si mauvaise position aux yeux de Domila. Elle sait qu’elle sera encore plus gênée si elle doit la revoir. Comment n’était-elle pas parvenue à se contrôler ? Comment avait-elle pu laisser sa curiosité la manipuler ainsi ?

De retour chez elle, Myriam s’assoit sur le perron, encore perdue dans son rêve. Elle ne peut s’empêcher de revoir les magnifiques seins de Domila. Elle revoit chacun de ses gestes et son corps se remet dans un état d’excitation insoutenable. Elle se lève et marche d’un pas rapide vers une petite remise. Elle ouvre la porte qui grince et prends une paire de gants, des ciseaux et une corbeille. Elle marche vers une plate-bande de fleurs et entreprend d’en couper quelques unes, les déposant dans son bac d’osier. Après quelques minutes, elle retourne à la remise et y dépose ses gants et l’outil. La corbeille appuyée contre elle, elle se dirige vers la maison et passe à la cuisine afin de disposer ses fleurs dans un vase de cristal. Ce n’est qu’en les manipulant qu’elle se rends compte qu’elle les a coupé d’une manière effroyable. Elle sourit devant ce manque d’habileté, mais conserve quand même les fleurs trop courtes qu’elle dissimule entre les autres. Elle porte le vase sur la table du salon et monte vers sa chambre. La climatisation lui fait du bien, rafraîchissant son corps. Myriam prend place sur son lit et s’y allonge. Et, quelques instants plus tard, ses yeux se ferment en s’ouvrant sur le sommeil.

Pourtant, le repos ne vient pas la rejoindre. Elle bouge sans arrêt, se tournant d’un côté, puis de l’autre, fuyant ou essayant de rattraper ce rêve, qui la pénètre au plus profond de son esprit, cet esprit qui n’est plus sous le contrôle de sa volonté. Son corps devient ruisselant de sueur. Ses bras s’agitent, ses jambes se replient, s’ouvrent, se referment. De faibles gémissements, qui se transforment en des râlements de plus en plus langoureux, s’échappent de sa gorge par sa bouche entrouverte. Son visage se crispe, puis se détend. Finalement, après un temps indéterminable, son corps marque un temps de relaxation, alors que son visage devient presque radieux. Elle vient de trouver ce qu’elle recherchait. Ses mains caressent son corps, à la recherche d’une satisfaction rendue nécessaire par les émotions qui l’ont assaillies. Maintenant dans un demi sommeil, elle multiplie les caresses sur sa peau humide à la recherche son sexe. Ses doigts s’agitent entre ses cuisses et parviennent à pénétrer le cœur de son désir. Son bassin bouge dans une vague de mouvements, alors que ses doigts accordent à son corps le plaisir dont il a besoin. Elle ouvre les yeux et constate rapidement que son excitation, qu’elle croyait être dans son sommeil, était bien réelle. Son corps est en ébullition. Sa main mouillée la caresse là où elle l’avait si fortement souhaité dans son rêve, qu’elle revoit maintenant, image après image. Elle visionne ce mini film qui l’a bouleversé au point de l’extirper de son sommeil pour la ramener vers la réalité. Elle revoit Domila, son sourire provoquant, ses yeux qui lui parlent, ses seins qui l’invitent et son corps qui s’offre à elle. La jouissance augmente rapidement sous les mouvements qui sont accentués par les souvenirs qu’elle se remémore. Elle atteint le sommet du bien être dans un long gémissement de satisfaction sexuelle. Myriam reprend progressivement une respiration presque normale. Elle ramène son corps dans une position fœtale et ses yeux se referment sur ce plaisir que lui a apporté cette détente, cette relaxation profonde, déliant du coup tous les muscles de son corps. Maintenant, elle peut reposer, comblée dans ses troublantes pensées comme dans l’appel de l’orgasme. Le corps et l’esprit s’enfoncent lentement dans un sommeil de douceur, procurant à Myriam le repos recherché.
                                                 



                   * * * * *

Depuis qu’elle est levée, Myriam regarde l’heure à sa montre. Le temps ne s’écoule pas assez rapidement à son goût. Le rendez-vous que lui a fixé Domila la stresse, la rend nerveuse, lui a enlevé l’appétit. Elle sirote un jus d‘orange devenu presque chaud. Délaissant son jus, elle sort faire quelques pas dans le jardin et prend place à la piscine. Le temps est magnifique et la journée sera sans doute encore très chaude. Distraite, elle parcoure le journal du matin, mais rien ne l’intéresse. Elle dépose le journal et s’allonge en offrant son corps au soleil qui caresse sa peau déjà bronzée.

Il est presque treize heures lorsqu’elle monte vers sa chambre et ouvre ses tiroirs les uns après les autres. Après de longues minutes d’hésitation à savoir comment s’habiller, Myriam a finalement choisi des vêtements très légers afin de se sentir à l’aise. Elle retouche sa coiffure et son maquillage tout en regardant l’heure. Elle est de plus en nerveuse à mesure que l’heure du rendez-vous approche.

Il est un peu dépassé treize heures trente lorsqu’elle décide de rejoindre les lieux de son rendez-vous. Nerveuse, elle marche plus rapidement que d’habitude et atteint l’ombre de son érable. En passant à la hauteur du petit sentier, elle n’a pu s’empêcher de jeter un oeil, espérant y voir Domila. Pourtant, elle n’y est pas.  Myriam prend place à l’ombre et ses yeux se fixent vers l’orée du boisé, ne s’y détachant qu’une fraction de seconde afin de regarder l’heure. Il sera bientôt quatorze heures et son cœur bat de plus en plus rapidement.

L’heure fuit et Domila n’est toujours pas là. Myriam s’inquiète. Lui aurait-elle fixé ce rendez-vous seulement dans le but de lui faire plaisir ? L’aurait-elle oublié ? Lui est-il arrivé quelque chose ? Myriam ne sait plus quoi penser. L’heure avance rapidement et l’ombre de Domila ne se pointe toujours pas. Déçue, elle n’ose plus regarder sa montre. Elle marche maintenant en bordure du ruisseau, se dirigeant vers le sentier, mais rebrousse chemin afin de n’être pas surprise par Domila qui pourrait mal interprété cela. Elle ne tient plus en place et refait sans cesse les mêmes pas.

Il y a plus d’une heure que le rendez-vous est dépassé. Elle ne viendra pas se dit Myriam qui marche maintenant vers sa résidence, non sans retourner quelques fois, au cas où elle surgirait derrière elle. De retour chez elle, elle enfile son maillot de bain et se lance dans la piscine afin de se changer les idées. Elle nage sans arrêt, se rendant presque à l’épuisement. À bout de souffle, elle s’accroche au rebord et cherche à trouver réponse à son questionnement. Rien, elle n’y comprend rien et ne sait pas où la rejoindre.

Le souper, comme sa soirée, n’en finissent plus. Elle regarde distraitement la télévision, profondément troublée, encore incapable de s’expliquer ce rendez-vous manqué.

chapitre 4